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Prise de rendez-vous B2B pour l'e-commerce

Publié le 3 novembre 2026 · 8 min de lecture · CyberNovaLabs.io

La prise de rendez-vous B2B auprès des webshops se joue avant l'appel : le canal (site, place de marché ou EDI), le pays, et la forme juridique. Ce guide cite Eurostat, la CNIL, le SPF Economie et l'ACM.

La réponse courte

Oui, la prise de rendez-vous B2B est praticable auprès des webshops, des vendeurs de places de marché et des grossistes qui passent commande par EDI. Elle ne se fait pas avec un seul fichier ni un seul script. Trois éléments, vérifiés sur des sources officielles, changent le travail avant le premier appel.

Le premier est le canal. En 2024, parmi les entreprises de l'Union européenne qui vendent sur le web, 85,65 % utilisent leur propre site ou application, et 45 % une place de marché. Une entreprise peut faire les deux : ces parts ne s'additionnent pas.[1] Le deuxième est le pays. En Belgique, la protection téléphonique vise tout abonné, entreprise comprise.[5] Le troisième est la forme juridique. Aux Pays-Bas, l'ACM traite l'eenmanszaak, la vof et la maatschap comme des personnes physiques.[7]

Ce guide cite les autorités. Il ne remplace ni le texte ni l'avis de votre conseil.

Êtes-vous concerné ?

Ce guide vous concerne si vous vendez à des professionnels du commerce en ligne, ou si vous êtes vous-même une webshop qui veut des rendez-vous avec d'autres entreprises :

Si vous visez des particuliers, ce guide ne s'applique pas. Depuis le 11 août 2026, la CNIL exige le consentement préalable pour prospecter des consommateurs par téléphone.[2]

Prise de rendez-vous B2B : ce qui marche dans l'e-commerce

Le mot « e-commerce » recouvre trois acheteurs. Les mélanger fait rater le décideur, et parfois le régime juridique.

Eurostat, données extraites en février 2026, mesure l'année 2024 sur l'ensemble des entreprises, pas sur un marché de la prise de rendez-vous. Les ventes électroniques représentaient 19,49 % du chiffre d'affaires. Les commandes via site ou application en faisaient 8,39 %, les messages de type EDI 11,07 %.[1] En valeur, le flux EDI pèse donc plus que la webshop. Si vous vendez à des grossistes, le rendez-vous se prend avec la personne qui tient le flux de commandes, pas avec celle qui choisit le thème du site.

Sur le web, 4,34 % du chiffre d'affaires des entreprises venait de ventes à d'autres entreprises et aux autorités publiques, contre 4,04 % aux consommateurs.[1] La part « B2B du web » existe, elle est mince, et elle ne dit pas qui décroche. En France, les ventes web ne faisaient que 4,05 % du chiffre d'affaires des entreprises, et les ventes web vers d'autres entreprises et les autorités publiques 1,96 %.[1] Un fichier français « e-commerce » est donc, en grande partie, un fichier de vente aux particuliers.

Au Luxembourg, 14,7 % des entreprises faisaient des ventes électroniques en 2024, juste après la Roumanie (14,57 %), loin de la Lituanie (43,03 %).[1] Le vivier est étroit : un script copié d'un grand marché s'épuise vite. En Belgique, 7,32 % des entreprises utilisaient à la fois le web et l'EDI, deuxième part de l'Union après le Danemark (7,56 %).[1] Là, le même nom peut être une webshop et un donneur d'ordres EDI. Il faut le demander, pas le deviner.

Ce que chaque pays impose avant le premier appel

La règle ne se copie pas. Là où une page officielle n'a pas pu être relue, le guide le dit.

PaysCe que dit l'autoritéConséquence pour une webshop
FranceDepuis le 11 août 2026, le consommateur ne peut être démarché par téléphone sans consentement préalable, hors exceptions (article L. 223-1 du code de la consommation, loi du 30 juin 2025). Le professionnel peut être contacté sur l'intérêt légitime si l'objet est en rapport avec sa profession, après information et avec une opposition simple et gratuite.[2] Par courriel, la CNIL distingue le même couple : consentement pour les particuliers, opposition pour les professionnels.[3]Un mobile publié sur la fiche boutique n'est pas automatiquement un numéro professionnel. Ne le classez en B2B que si l'appel porte sur la profession de la personne. Chaque sollicitation doit nommer l'organisation et offrir un refus simple.[2]
BelgiqueTout abonné belge est protégé, qu'il soit consommateur, entreprise ou association.[5] Avant un appel de marketing direct, il faut consulter la liste « Ne m'appelez plus », tenue par l'ASBL Do Not Call Me (articles VI.111 à VI.115 du Code de droit économique).[4][5]Le standard d'une webshop belge se croise comme un numéro de particulier. Un consentement spécifique ne l'emporte que s'il est daté après l'inscription sur la liste.[5]
Pays-BasL'ACM n'autorise l'appel des consommateurs et des autres personnes physiques, dont l'eenmanszaak, la vof et la maatschap, qu'avec leur consentement, ou dans les exceptions qu'elle énumère.[7] L'article 11.7, paragraphe 2, de la Telecommunicatiewet étend le consentement préalable aux autres moyens, pour les personnes physiques. Le paragraphe 3 n'écarte ce consentement, pour une personne morale ou une personne physique agissant dans son activité, que si les coordonnées électroniques ont été publiées pour recevoir ce type de message et sont utilisées conformément à cet objet, ou si le destinataire est hors de l'Espace économique européen.[6]Un vendeur de place de marché en eenmanszaak ne se traite pas comme une bv. Un info@ publié sur une page contact n'est pas, à lui seul, une adresse « destinée à la prospection ».
LuxembourgAucune page de l'ILR, de la CNPD ou de Legilux n'a pu être relue ici : Legilux sert une application, la page CNPD cherchée répondait 404. Aucune règle luxembourgeoise n'est donc affirmée.Ne recopiez ni le script français ni la liste belge. Faites relire la règle locale avant le premier appel.

Amendes belges, deux chiffres officiels. La page du SPF Economie indique des amendes pouvant aller jusqu'à 80 000 euros.[4] Les guidelines du 9 février 2026 décrivent une sanction de niveau 2 : amende pénale de 260 à 100 000 euros, ou jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires annuel si ce montant est plus élevé (articles XV.70 et XV.83 du Code de droit économique).[5] Citez le texte que vous appliquez, pas une moyenne des deux.

Qui décroche, selon le canal

Sur un site propre, le rendez-vous utile se prend avec la personne qui décide de l'outil, pas avec le standard commercial grand public. Sur une place de marché, l'interlocuteur est souvent le fondateur, surtout lorsque la forme est une eenmanszaak. Aux Pays-Bas, ce fondateur reste une personne physique au sens de la page de l'ACM, même s'il vend toute la journée à des entreprises.[7]

Sur un flux EDI, l'interlocuteur est celui qui tient les commandes inter-entreprises : informatique, supply chain, ou les deux. Eurostat ne donne pas la part de ces fonctions : ne l'inventez pas, demandez-la au premier échange.

La grille d'un rendez-vous qualifié

Écrivez la grille avant le lancement. Un rendez-vous sans ces cinq lignes n'est pas qualifié, quel que soit le pays.

CritèreQualifiéÀ écarter
CanalSite propre, place de marché ou EDI, nommé« E-commerce » sans canal
Pays et formePays, et bv, SRL, SAS ou eenmanszaakNuméro sans forme, surtout aux Pays-Bas
DécideurNom et fonction en rapport avec l'offreStandard grand public ou mobile non qualifié
Base de l'appelFrance : objet lié à la profession, information et opposition.[2] Belgique : numéro absent de la liste, ou consentement postérieur daté.[5]Fichier non croisé, offre sans lien avec le métier
SuiteProchaine étape datée, avec la bonne personneUn créneau sans objet

Hypothèse, à remplacer par vos chiffres. Vous visez 8 rendez-vous qualifiés par mois avec des webshops qui vendent déjà à d'autres entreprises. Si, chez vous, 1 rendez-vous sur 4 ouvre un pilote, 8 rendez-vous donnent 2 pilotes. Ce ratio n'est pas une moyenne du secteur : Eurostat ne le mesure pas.[1]

Les 5 premières actions

  1. Coupez le fichier en trois : site propre, place de marché, EDI. Ne lancez pas le même argumentaire sur les trois.
  2. Aux Pays-Bas, marquez la forme juridique avant tout appel. Eenmanszaak, vof et maatschap : consentement, selon l'ACM.[7] Une bv ne se déduit pas d'un nom commercial.
  3. En Belgique, croisez chaque numéro avec « Ne m'appelez plus », entreprises comprises, et gardez la preuve datée de la consultation.[4][5]
  4. En France, n'appelez un professionnel que si l'objet touche sa profession, identifiez l'organisation, et offrez une opposition simple. Un numéro de consommateur reste au consentement depuis le 11 août 2026.[2] Pour le courriel, le même partage s'applique.[3]
  5. Écrivez la grille, puis faites relire la règle luxembourgeoise avant d'y appeler. Le guide ne l'a pas établie.

Le détail d'un appel qui ne sonne pas comme un script est dans la trame d'appel B2B. Le périmètre NIS2 d'une webshop, distinct de la prospection, est traité pour la Belgique et les Pays-Bas. Pour le marché français, voir aussi la page Paris.

Chez CyberNovaLabs.io

CyberNovaLabs.io prend des rendez-vous B2B pour des entreprises qui vendent à d'autres entreprises, sur devis, au rendez-vous ou au forfait, sans engagement de durée. Les critères de qualification sont écrits avant le lancement. Aucun volume n'est promis.

Le cadre de l'offre est sur la page prise de rendez-vous B2B. Pour un plan limité à l'e-commerce, avec le pays et le canal déjà séparés, décrivez la cible.

Obtenir des rendez-vous

Sources

  1. Eurostat, E-commerce statistics, données 2024 extraites en février 2026
  2. CNIL, Prospection commerciale par téléphone (hors automate d'appel)
  3. CNIL, La prospection commerciale par courrier électronique, SMS-MMS et automate d'appel
  4. SPF Economie, Votre entreprise fait du démarchage par téléphone ?
  5. SPF Economie, Guidelines relatives au marketing direct par téléphone, 9 février 2026
  6. Telecommunicatiewet, article 11.7, wetten.overheid.nl, version du 15 août 2026
  7. ACM, Verkoop via telemarketing
CyberNovaLabs.io

Des rendez-vous qualifiés, sans engagement.

Critères écrits avant le lancement, paiement au rendez-vous ou au forfait, arrêt par simple e-mail.

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